Jardin, le nouveau terrain de jeu


Jardin / lundi, mai 13th, 2019

Depuis notre emménagement dans la maison, j’avais volontairement stoppé l’achat de nouvelles plantes, pour plusieurs raisons. La première, pour rester focus sur ma collection actuelle. Le déménagement comme le changement d’exposition, n’a pas été bénéfique pour toutes mes plantes, certaines n’ont pas aimé ça. La seconde raison, c’est de ne plus céder à l’achat de tel spécimen/la nouvelle plante tendance du moment. On est tous passionné, mais cela n’est pas incompatible avec une consommation plus responsable. La passion des plantes c’est un peu une maladie dévorante, vous découvrez un spécimen, et puis un autre… Il y a la quête, puis l’achat… Et ça recommence. Instagram étant l’endroit où on peut facilement découvrir de nouveaux trésors, je calme ma frénésie en ajoutant telle ou telle photos dans un dossier intitulé « plantes » au sein de l’application. Une manière de « l’acheter » virtuellement…

Depuis quelques mois, ma passion du vert est en train de se propager. De manière très naturelle, suite à mon changement de domiciliation vers… le jardin. J’ai commencé à faire un petit potager (radis, tomates, poireaux, salades, potirons), mais je doute pour le moment que cette première année soit très productive. Avec du recul, je pense que je l’ai commencé trop tard. Toujours zéro regret, on apprend en marchant et je sais que je ferai mieux l’année prochaine.

Le terrain de jeu est immense pour moi qui passe de jardinières (quatre) à cette jungle (200 m2). Et croyez-moi le mot n’est pas mal choisi. Dans le jardin, la nature avait repris ses droits. L’entretien de la parcelle ayant été stoppé peu avant le départ de l’ancienne propriétaire jusqu’au jour tant attendu de la signature.

La jungle (on ne voit rien le cerisier cache tout) – aout 2018

Le jardin possède dans le fond un très vieux cerisier qui doit faire plus de 9 mètres. Dompter ce monstre a été la première mission car il ombrageait fortement le fond du terrain. Rapidement, on a programmé un élagage sévère, mais pas trop, on ne voulait pas faire mourir ce vieux Monsieur.

Je suis chanceux, car le jardin possédait déjà de nombreux végétaux que j’ai toujours rêvé de posséder. Je ne peux que remercier le travail fait par la famille precedente qui nous laisse un véritable héritage végétal. Le jardin possède :

  • 2 lilas (blanc et mauve)
  • 5 rosiers (rouge/jaune/rose)
  • 3 chèvrefeuilles le long des murs
  • 1 pommier
  • 2 pieds de vigne (rouge et blanc)
  • 1 pivoine arbustive
  • 2 hortensia (dont un planté par mes soins)
  • 36 756 pissenlits

Une chose que je n’ai pas mentionné, c’est le nombre incalculable de fusains qui encadrait la parcelle (environ 120). C’est un arbuste décoratif par son feuillage persistant en hiver, souvent utilisé en haie. Je suppose qu’ils ont été plantés afin d’habiller le jardin, et ainsi avoir un résultat feuillu et coloré, ne nécessitant que peu d’entretien. On en a déplacé une trentaine dans le fond afin de libérer de la place pour la serre et le potager. J’en parle d’ailleurs dans mon précédent article consacré à la serre. Il était hors de question pour moi de jeter ces fusains. J’en ai même fait don d’une partie à ma famille, mais globalement, ils ont tous eu le droit à une nouvelle place. Également comme le terrain n’est pas très plat, il faudra aplatir le sol pour semer un peu de gazon. Une tâche importante que nous avons décidé de reporter au printemps prochain. Le sol actuel est un heureux mélange de pissenlit, mousse, herbes folles… qui ne me dérange pas pour le moment.

J’ai eu la chance de croiser sur mon chemin un généreux jardinier Edo qui m’a offert une quantité importante de graine, mais surtout de tubercules de Dalhia. C’est toujours un plaisir d’échanger entre passionnés. Je connaissais un peu cette plante car mes parents en avait dans leur jardin. Mais j’étais très loin de m’imaginer la quantité de variétés ! Je suis totalement sous le charme de cette fleur à présent. Depuis cette généreuse donation, je me suis renseigné et l’histoire du Dalhia est fascinante. J’aurai l’occasion de vous en reparler très vite !

À venir prochainement, l’ajout de quelques bordures pour cadrer un peu les abords de la serre. On réfléchit toujours au style, bien que quelque chose de contemporains comme des bordures en acier corten, nous font de l’œil. Il y a encore beaucoup à faire pour modeler ce petit jardin, tout en respectant le travail effectué par le passé. Passer son week-end à tailler, à bêcher, à planter n’est pas de tout repos mais bigrement satisfaisant !

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