Le jour où je suis devenu un papa poule – Mes premiers pas…


Jardin / lundi, novembre 4th, 2019

Voilà une étape de plus de franchie dans la création du jardin de mes rêves : la vieille maison pleine de cachet, son jardin déjà bien riche en variétés, il ne manquait plus qu’un casting de choc de l’ordre des gallinacés pour parfaire ce tableau de la campagne en ville.

Ayant grandi en milieu rural, j’ai toujours connu les poules qui sont de très bonne compagnie au jardin. Quand on est enfant grandir autour d’animaux constitue une véritable « leçon de choses » qui pour moi fait partie des indispensables basiques de la vie !

Entouré d’animaux pendant toute mon enfance, j’ai eu la responsabilité dès l’âge de 10 ans de devenir le maitre de Léo un jeune caniche un peu foufou. Puis ce fut l’escalade… Chats, pigeons, tourterelles, hamsters, lapin nain, cochon d’indes, poissons rouge, tortues… j’ai eu la chance de prendre soin de tout ce qu’un enfant espère avoir comme animaux de compagnie. D’ailleurs, je rêve du jour ou j’aurai de nouveau un chien mais ce ne sera pas pour aujourd’hui… car je ne supporte pas l’idée, bien qu’ayant une maison/jardin de laisser mon futur « Médore » attendre toute la journée mon retour.

En attendant, et grâce au don d’un ami bénéficiant d’une belle basse cours à la campagne, j’allais pouvoir adopter plus vite que prévu deux petites pensionnaires au jardin.

Alors voici un récit de tout ce que j’ai pu apprendre depuis 1 mois dans les livres et à leur cotés !

Le Jour 1

C’est un vendredi soir que mon ami Edoardo, est passé accompagné de deux petites poules, fruit illégitime d’une passion secrète dans son poulailler. Je fut la rencontre ce soir là,de mesdemoiselles Odette (la noire) & Mathilde (la blanche), prénom choisi par ses soins en référence au Lac des Cygnes. De mon coté, j’allais découvrir bien plus tard qu’elles seraient adeptes d’un certain type de… ballet ! Pour héberger ce duo nous avons opté pour un petit poulailler provisoire, que nous allons upgrader prochainement : j’ai pour projet de transformer l’abris au fond du jardin en un poulailler toutes options. Coté surface, pour l’extérieur comptez 15 à 20 m2 par poule (la moitié pour les petites races – type poule naine). Enfin pour le poulailler, demeure nocturne et lieu de ponte, un minimum de 0,5 m2 par poule sera nécessaire à leur bien-être.

Les lois de la jungle urbaine

Dès le lendemain c’est avec un plaisir non dissimulé que je suis allé ouvrir la porte du poulailler pour laisser mes deux pensionnaires partir à la découverte du jardin ! Un premier weekend idyllique, surtout le calme avant la tempête. Ah oui, j’ai omis de vous préciser que dans mon esprit très naïf, les poules allaient pouvoir passer toute leur journée en liberté dans les 200 m2 de jardin. Je fus vite ramené à la dure réalité dès le lendemain. Au bureau, notifié sur mon mobile d’une activité suspecte dans le jardin, je découvris horrifié, « Grisou » un chat du voisinage que nous avions nommé ainsi en raison de son pelage, courir de manière vindicative après nos deux poulettes. L’attaque a durée plus de 45 min avec l’arrivée ensuite d’un second chat… Ces deux matous des villes devaient voir en elles deux gros oiseaux mal dégourdi avec qui jouer… Je n’en menais pas large en rentrant le soir à la recherche de plumes ou de sang dans tous les recoins du jardin, mais rien. Plus de poules. Puis en allant voir sur la parcelle voisine, je découvris dans un coin collé l’une à l’autre Mathilde et Odette non mécontentes de me voir arriver après une journée haute en couleur. J’ai mené depuis un plan d’action pour éduquer les matous du quartiers en intervenant systématiquement pour les effrayer, quand le weekend ils pénètrent sur la propriété. J’ai également grillagé tous les entrées que ces habitués utilisent, une manière de leur faire comprendre que oui, les choses ont changés, two new chick’s in town !

Un second guest fit son apparition les nuits suivantes : une fouine ! L’année dernière en regardant les images de la camera de surveillance, nous avions pris ce visiteur nocturne pour un gros chat lors de son passage dans le jardin. Prédateur très connu des poulailler, avide d’œuf et maitre du silence. Ce petit mammifère déteste les caquètements apeurés des gallinacées lorsqu’il pénètre dans le poulailler. Par conséquent, il les égorge sans hésitations afin de pouvoir tranquillement et en silence s’il vous plait, chaparder les œufs. Faire revenir la nature en ville allait être plus difficile que prévu…

Une vie de poule

Très vite on se prend au jeu et on observe avec plaisir les poules prendre leur aise dans le jardin. Elles ont deux besoins élémentaires : gratter le sol et faire des bains de poussières. Le grattage est systématique afin de dénicher vers de terre et larves. Une manière aussi de se faire les griffes et de réguler leur longueur. Impossible donc de leur offrir sol bétonné car il ne sera pas adapté. Concernant les bains de poussière, je me suis demandé ce qu’elles fabriquaient la première fois. En fait, un besoin inné les pousse à creuser le sol (sec) pour ensuite se rouler dans ce « nid de poule ». Au jardin, Mathilde et Odette adorent leur spot près du rosier, alors j’ai aménagé une caisse dans leur enclos, avec de la terre sèche. Ainsi elles s’adonnent sans problème à cette activité source de bien-être, indispensable pour se débarrasser des parasites dans leur plumage.

Concernant leur alimentation, j’ai acheté un mélange Bio car elles sont encore jeunes et ont besoin d’une alimentation complète. J’ai pu lire qu’une poule peut consommer annuellement plus de 150 kg de restes alimentaire. Chez nous pas beaucoup de gaspillage, mais je leur offre volontiers les épluchures. Et avec le temps on découvre qu’elles ont leur exigences et aussi leur préférences : Odette raffolent des graines de tournesol et Mathilde des tomates cerises du jardin !

Poule ou coq ?

A la manière du jeu enfantin, cette question ne cesse de me titiller depuis que j’héberge mes deux pensionnaires ! Oui, et si mes poules étaient des coqs ? A ce stade, il est impossible pour moi de le déterminer. Dans mes recherches, j’ai découvert qu’il n’est pas rare que des poules se battent. Dans le pire des cas, c’est à cause d’un manque de place, de promiscuité mais en général, c’est un comportement presque normal. Même quand on possède deux poules un ordre social doit s’établir et c’est par des petits combats et du piquage que l’une des deux prendra le grade de dominant. Ainsi elle sera toujours la première à manger tandis que l’autre attend son tour patiemment, aura la meilleur place dans le poulailler etc.

Les premières semaines, les combats étaient très fréquent dont un d’une violence rare mais sans goutte de sang, heureusement. On conseille de ne surtout pas les séparer (contrairement à ce que j’ai pu tenter au début) car ce combat doit avoir lieu afin que la dominante soit nommée. Aujourd’hui, on peut dire que Odette la noire est clairement la dominante de ce duo de choc. Mathilde essayant parfois de prendre l’ascendant mais cela ne dure pas très longtemps…

L’œuf ou la poule

Dans quelques mois, et sous réserve que ce soient des poulettes, nous aurons des œufs. Ce sera une récompense, mais pas la motivation première. Pour moi avoir des poules dans un jardin, cela va dans le sens des choses. Tout d’abord, les fientes que je conserve constituent un excellent engrais azoté (elles contiennent aussi du phosphore, du potassium et du calcium). Parfait donc pour enrichir le sol de mon potager et les massifs de dahlias ! Au jardin, elles apporteront une aide précieuse pour me débarrasser des escargots et limaces, et pour aérer la terre de leur grattage. Enfin au quotidien, tout simplement, le plaisir de prendre soin de cette petite brigade de curieuses qui me suit sans cesse dans mes travaux.

Et vous, avez-vous des poules ? N’hésitez pas à me raconter vos expériences, que j’imagine tout aussi palpitantes que les miennes. Merci d’ailleurs à tous pour vos messages à ce sujet sur les réseaux et sur mon compte Instagram.

Mise à jour : après quelques semaines, Mathilde est Odette se sont révélés être des coqs ! Pour la tranquillité du voisinage, nous avons organisé leur transfert vers la campagne. Mon ami Eduardo possède une grande basse cours dans sa propriété de Rambouillet une place plus adapté pour ces deux petits coqs. C’était un peu triste de devoir leur dire au revoir après ces quelques mois, mais clairement les cocoricos en ville ne sont hélas pas tolérés.

Après 6 mois et en revoyant ces photos, je me dis que clairement nous étions des novices. Cela se voit comme le nez au milieu de la figure qu’il s’agissait de petits coqs 🙂

A présent nous avons deux petites poules (pas de doute, elles pondent) qui se prénomme Thelma & Louise !

Avec le recul, pas de doute, c’était bien un petit coq ahah

J’ai lu, j’ai aimé : « Avoir des poules chez soi » de Claude Lux, édition Vigot

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